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2009/08/27

Bouquet de 400 fleurs de lys pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec

Michel Roberge - Murale - Assemblage photographique - 54 x 92 cm - 2008
Un exemplaire de cette murale a été donnée à la Division des archives de la Ville de Québec.

Un déplacement qui inquiète!

Quoiqu'en dise la PDG de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ), avant 2004, les conservateurs en chef et adjoint chargé de « l'action régionale » avaient leurs bureaux permanents à Québec. Aujourd'hui, les titulaires demeurant à Montréal et n'étant à Québec que quelques jours semaine, il est difficile de ne p'as réagir à l’affirmation que « la direction des Archives nationales n'a pas bougé de Québec».

Que la mission du Centre d'archives de Québec relégué à un simple centre régional ait été renforcée n'en fait pas pour autant le siège social prestigieux d'antan : Ja Maison!les Archives. Le déplacement du centre de décision vers Montréal, s'il en reste un, inquiète. Bien plus, les ANQ n'existent plus, elles n'ont plus de personnalité. Elles sont devenues une direction générale, au même niveau que celles de la gestion interne. Et muette : ne cherchez pas sur Internet les textes des allocutions du conservateur des archives, il n’y en a que pour la présidente-directrice générale!

Même l’histoire de l’institution ne débute qu’en 1967, année de création de la BNQ. Pierre-Georges Roy, premier archiviste du Québec en 1920 : jamais existé. La Loi sur les archives de 1983 : un malencontreux oubli du webmestre! Il n'y a que pour la Biblibthèque nationale et la Grande Bibliothèque. Dans le rapport annuel 2006-2007, à peine 6 pages sur 11O relatent les activités liées aux archives. Impossible de consulter ceux des ANQ d'avant 2004. Les archives électroniques de l’institution parlent par elles-mêmes.

Comment en sommes-nous venus là? Commentla profession a-t-elle pu se laisser monter un tel bateau? Et les historiens, clients des archives, sources premières de leurs contributions sociétales, ont-ils perdu leur voix? Aucune nation qui se respecte n'aurait accepté une telle rétrogradation. Le Canada a fondu ses Archives à sa Bibliothèque
Nationale pour un motif idéologique; créer une grande institution qui ferait du nation building au service de la propagande favorisant l'unité nationale. Québec l'a imité, mû par son obsession de réduire la taille de l'État.

De 1976 à 1984, j’ai apporté, avec mes collègues de l'époque, ma mince et dévouée contribution professionnelle au rayonnement national et international des ANQ. En 2004, j'ai bien voulu croire que la fusion permettrait aux ANQ de mieux se développer, d’assumer pleinement leur mission et de s'imposer au sein de la Francophonie. Aujourd'hui, j'en doute et m'en inquiète.

Le400e de Quépec était une belle occasion pour BANQ de démontrer la justesse de la décision gouvernementale en prenant le leadership de l'organisation, à Québec, d'une mégaexposition sur Champlain et son temps : sensibiliser les Québécois de toutes origines à l'installation du premier établissement permanent francophone en Amérique. Car le 400e, c'est plus que des spectacles et des tournois de hockey. C'est la célébration de la naissance d'une nation! C'est à Québec que ça se passe et qu'on doit y venir célébrer!

BANQ a manqué le rendez-vous. - 2008.01.07

Contexte : Mini-débat sur la fusion des ANQ avec la BNQ et la présence de BANQ à Québec
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
Source iconographique

2009/08/26

Bouquet de 400 fleurs de lys pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec

Quand on offre un cadeau à quelqu’un, quoi de plus blessant que d’accuser réception d’un refus!

Comme citoyen de Québec et grand amoureux de ma ville, particulièrement du secteur classé patrimoine mondial, j’ai eu la naïveté de vouloir offrir un cadeau d’anniversaire à Québec pour ses 400 ans.

À l’été 2003, j’ai découvert un trésor non caché hérité du rêve de Samuel de Champlain, exprimé en 1613 dans une lettre qu’il adressait à la Régente de France : fleurir de lys le territoire sous sa responsabilité. 390 ans plus tard, j’ai constaté que notre capitale nationale était truffée de ce symbole de notre francité aux formes d’une variété quasi infinie (dixit le bijoutier Michel Zimmerman).

Les photographies qui composent cette murale que j’ai intitulée Bouquet de 400 fleurs de lys pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec ont été réalisées au cours des étés 2004 à 2007 en collaboration avec ma conjointe. J’avais comme projet de rassembler ce matériel visuel pour la réalisation d’une activité spéciale (de type rallye) ou de créer une oeuvre d’art. Les deux projets ont été proposés au comité organisateur des fêtes du 400e qui les a refusés.

Devant ces refus, j’ai décidé d’installer un des exemplaires originaux de cette murale (108 x 296 cm) ans les locaux de mon entreprise (GESTAR) et les médias électroniques (TQS, Radio-Canada et Pierre Champagne dans le journal Le Soleil) en ont parlé en janvier 2008.

La Télé-Université, constituante de l'Université du Québec, s'est ensuite montrée intéressée à l'exposer dans le hall d'entrée de son siège social pendant la période des festivités. Puis elle est revenue sur sa décision.

Grâce à l'intervention de Gaston Bernier auprès de Jean Grantham de l'Institut canadien, la bibliothèque Gabrielle-Roy a accepté d'en exposer un exemplaire du 24 juin au 1er novembre 2008. La murale a alors été installée au poste d'accueil des usagers de la bibliothèque (nombreux commentaires des clients). Merci Gaston.

Le 3 juillet 2008, le collectif Commémoration 1608-2008 l'a utilisée pour la production d'une carte d'anniversaire grand format, la seule carte d'anniversaire du 400e qui devait être remise aux députés de l'Assemblée nationale ainsi qu'au Maire de Québec. Un gros merci à Gaston Deschênes et à Pierre-Paul Sénéchal pour avoir proposé le projet au collectif et merci au collectif.

Le 15 juillet 20081 Luc Archambault l’a choisie pour illustrer son célèbre Mot de bienvenue d'un artiste québécois à Sir Paul McCartney (reproduit sur une affiche qui a d’ailleurs été donnée à la Division des archives de la Ville de Québec et a fait l'objet d’un dépôt légal à Bibliothèque et Archives nationales du Québec). Merci Luc d'avoir mis tous les efforts pour que je tienne le coup pendant la tempête médiatique. Je sais jusqu'à tel point tu as été affecté par les événements et je garderai toujours en mémoire un certain courriel émouvant et bouleversant qui témoignait bien ta détresse face aux événements. Mais je suis convaincu que le but a été atteint : Sir Paul a compris.

En décembre 2008, la revue L’Action nationale l’a reprise pour illustrer la couverture de son numéro spécial intitulé Dossier 400e Québec - La mémoire usurpée. Merci encore à Pierre-Paul Sénéchal

Voyant la fin de l'année des festivités approcher, j’ai décidé, en septembre 20081 de reproduire la murale à 50 % de sa taille originale avec encadrement de qualité archives pour l'offrir en cadeau au nouveau Centre de la francophonie des Amériques. Cette offre a été présentée en octobre à son directeur général, monsieur Michel Robitaille. Quelques jours plus tard, une secrétaire de I’organisation a communiqué avec moi pour décliner l'offre en prétextant la non-disponibilité de murs pour l'accrocher.

Devant ce refus, cet encadrement a été offert, en novembre 2008, à la mairie de Québec. Le maire de la ville, monsieur Régis Labeaume, n'a pas répondu. Aucun accusé réception.

En février dernier, j'ai finalement décidé de l'offrir à l'ensemble de mes concitoyens contemporains et futurs en en faisant le don ainsi que de la correspondance afférente à la Division des archives de la Ville de Québec qui en assure maintenant la conservation permanente. Les 400 plus belles fleurs de lys qui ornent l'extérieur des édifices du Vieux-Québec, toutes différentes les unes des autres dont certaines sont parties en fumée avec l'incendie du Manège militaire de Québec. Merci à Jérôme Bégin de la Division des archives de la Ville de Québec pour avoir rendu possible ce don

Et merci à Jacques Beaumier et à Jean-François Vallée pour m'avoir permis de vous faire connaître la petite histoire derrière cette murale « maudite ».- 2009.03.12

Contexte : Lancement au Palais Montcalm de l'Anthologie de textes du Collectif Commémoration Québec 1608-2008 et condensé des réactions médiatiques : Québec 2008 : des célébrations 400 fois détournées de leur sens
Présentation de la murale Bouquet de 400 fleurs de lys pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec
Source iconographique

2009/08/23

Retour sur un détournement de message

L’historien de formation que je suis est conscient de l’importance du retour aux sources afin d’interpréter ou de commenter un événement. Les documents, les archives, informations fixées sur des supports, en sont des témoins tangibles.

Le message de bienvenue de l’artiste Luc Archambault adressé à Sir Paul McCartney, diffusé via Internet le 15 juillet 2008, édité, imprimé en 3000 exemplaires et exposé sous forme d’affiche 2 jours plus tard, est devenu, bien malgré lui, un document important dans l’histoire des Fêtes du 400e et dans celle de la ville de Québec. Il est en soi document historique et on commence à peine à prendre la mesure de la dérive médiatique qui nous a toutes et tous tétanisé. Une humble action citoyenne, initiée par un artiste québécois appuyée par 27 cosignataires, s’adressant très respectueusement à un grand artiste britannique en lui souhaitant la plus cordiale des bienvenues pour « célébrer à Québec, le 20 juillet 2008, le 400e anniversaire de Fondation de la Ville de Québec par Samuel de Champlain », a été transformée contre toute attente en « mouvement d’opposition ».

Qu’en était-il du message ? Ce texte long, trop long dans cet univers de l’immédiateté qui est le nôtre, rédigé dans une langue française exemplaire, références bibliographiques à l’appui, n’a toujours pas été publié par les médias qui auraient dû le faire selon les critères journalistiques de l’équilibre nécessaire dans la présentation de la nouvelle.

Luc Archambault y invoque d’abord la « classe à part » des Beatles qui ont « marqué et transfiguré le 20e siècle partout en Occident », y compris au Québec. Ensuite, il tente de sensibiliser Paul McCartney au contexte de sa visite à Québec, capitale nationale « du Québec français, des Québécois, toutes origines confondues ». Il rappelle quelques faits historiques non contestables : l’épisode de la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques en 1759, son abandon par la France en 1763, la « répression sanglante de la Rébellion des Patriotes » en 1837-1838, la « non-reconnaissance du peuple souverain du Québec » dans l’Acte qui fonde l’État du Canada, la volonté de près de la moitié des Québécois [qui] ont voté « en faveur d’un État du Québec souverain » lors du référendum de 1995.

Il attire l’attention de l’idole, sur le fait qu’en 2008, l’État canadien, fondé en 1867, « vient de vieillir de 259 ans par la voix de son premier ministre qui prétend officiellement – de manière absurde – qu’il a été fondé en 1608 par Samuel de Champlain » et que « selon les organisateurs du 400e [Paul McCartney a été invité] pour faire de la place aux deux peuples fondateurs, la France et le Royaume-Uni. Ces deux peuples sont fondateurs… de quoi ? Certainement pas de la ville de Québec ».

Soit dit en passant, Parcs Canada – Redoute du Cap Diamant de la Citadelle de Québec, fait une nette distinction entre les gouverneurs de la Nouvelle-France (1608-1763), ceux de l’Amérique britannique (1763-1867) et ceux du Canada (de 1867 à nos jours). De plus, la Société du 400e affirme, avec la publication d’une pièce commémorative, que Champlain est le « fondateur de la Nouvelle-France qui deviendra plus tard la ville de Québec » !!!

Le texte se poursuit sur un questionnement portant sur la musique, en tant que « langage universel » et sur la langue des paroles qui s’y rattachent, en l’occurrence « anglaises, et de langue anglaise », Luc Archambault attire l’attention de l’artiste britannique sur la fragilité de la langue française au Québec, entre autres dans le domaine de la chanson. Seuls « des quotas radiophoniques […] nous ont permis de résister à l’assaut de la musique anglo-saxonne depuis les 30 dernières années », affirme-t-il. Sans ces quotas, notre musique québécoise « n’aurait jamais pu survivre, prospérer, devenir ce qu’elle est devenue, de la Bolduc à Céline Dion… »

Luc Archambault souligne aussi le peu de place accordée, jusqu’à maintenant, dans les festivités du 400e à « nos grands de la chanson engagée du Québec », les Leclerc, Vigneault et Charlebois.

Le texte se termine sur un rêve de l’auteur : l’intégration utopique par Paul McCartney du célèbre Les gens de mon pays, comme un « bref clin d’œil au fait français de nos célébrations ». Et il ajoute : « Peut-être pourriez-vous trouver quelque chose qui nous permette de comprendre que vous ne viendrez pas ici participer à la célébration canadienne de la conquête musicale anglo-saxonne, langage universel devenu, mais bien comme un invité de marque, sensible à nos préoccupations et au combat qui sont les nôtres, à savoir : exister, dans le concert des nations. […] Cela, pour que ne disparaisse pas avec nous une partie de la diversité culturelle de l’humanité ».

Enfin, à deux reprises, Luc Archambault souhaite encore « la bienvenue à un invité manifestement sensible à la difficulté d’être qui est la nôtre » et « à la difficulté de défendre démocratiquement » des principes légitimes.

Et l’auteur de signer « En tout respect, Luc Archambault, Peintre, sculpteur, performeur, céramiste et citoyen québécois, d’origine française ».

Ce mot de bienvenue est aussi accompagné d’un bouquet de fleurs : quoi de mieux pour souhaiter la bienvenue à un visiteur estimé que de lui offrir un bouquet des 400 plus belles fleurs de lys qui ornent les édifices et le mobilier urbain de la vieille ville de Québec, un des secrets les mieux gardés de la capitale !

Après avoir vu la facture du concert de Paul McCartney, le message aurait-il touché l’ex-Beatle à tel point qu’il n’aura pas fait côtoyer le drapeau britannique avec celui du Québec comme il l’avait fait à Kiev avec le drapeau national d’Ukraine ? Poser la question, c’est y répondre. D’ailleurs, comment se fait-il que la photo de cette scène n’a, à notre connaissance, toujours pas été publiée par aucun média ?

Bien sûr, ce texte est engagé, mais il est résolument non-partisan. Il est accueillant, respectueux, ouvert sur le monde, on ne peut en avoir honte et il ne fait honte à personne. Il aurait mérité d’être publié intégralement dans les médias pour éviter de lui faire dire ce qu’il ne disait pas. Personnellement, je n’aurais jamais accepté de lui associer une miniature de la fresque des 400 fleurs de lys que j’avais conçue pour souligner le 400e anniversaire de la fondation de Québec ni d’éditer l’affiche qui pérennise ce message d’accueil d’un artiste connu de la région de Québec s’il n’en avait été ainsi.

Cette affiche est un document d’histoire. Un exemplaire du tirage limité de celle-ci signée et dédicacée de la main des auteurs du texte et de la fresque qui n’a pu être remise à Paul McCartney, devrait, me semble-t-il, être conservé en permanence dans es archives de la ville de Québec afin d’effacer à jamais les traces du détournement de message dont nous avons tous été victimes, dont son auteur, lui plus que les autres, par les insultes dont on l’a abreuvé inconsidérément et à tort. Cela, parce qu’on n’a pas pris la peine de vérifier ses sources journalistiques à la base de cette dérive médiatique sans précédent.

Cela, afin que tous les Québécois puissent dire « Je me souviens ». Je me souviens que trop peu de gens, médusés par la tornade médiatique, ont posé un geste pour contrer ce formidable et inconsidéré emportement médiatique et politique qui a eu des répercussions partout dans le monde. Pour qu’on se souvienne que nous n’avons pas su réagir à temps afin que cet incroyable unanimisme ne survienne pas. Pour que toutes et tous puissent se souvenir qu’un jour nous nous sommes collectivement engagés à tout faire pour que cela ne survienne plus jamais. Cela commence par faire le bilan qui s’impose, j’y contribue ici, me semble-t-il. En juillet 2008, la liberté d’expression a été bafouée... Le temps est venu de la restaurer pleinement. - 2008.08.18

Contexte : Pseudo controverse sur la venue à Québec de Paul McCartney
Opinion publiée sur Vigile.net
Source iconographique : Michel Roberge

Une 8e merveille à Québec

Bravo pour les 7 merveilles à Québec. Mais saviez-vous qu'il en existe une 8e : on trouve dans la Ville de Québec, plus précisément dans le secteur de la vieille ville et celui de la colline parlementaire, la concentration la plus élevée de Fleurs de Lys très certainement en Amérique du Nord qui ornent les édifices publics, les commerces, le mobilier urbain et les résidences privées. Je sais de quoi je parle : au cours des 4 dernières années, j'ai réalisé un recensement photographique de plus de 300 formes différentes de cet emblème. Incroyable, non? Et je n'ai pas terminé. Il y en a un peu partout sur le terrotoire de la ville : volets, motifs de clôtures et galeries en fer forgé, murets en blocs de béton, rideaux vus de la rue, pierre tombales... Et je n'inclus évidemment pas les intérieurs peu ou pas accessibles au public. Tout un matériel qui pourrait servir à l'organisation d'un rallye (chasse aux Fleurs de Lys), d'un site Web, voire d'une publication à l'occasion du 400e. La plus petite trouvée à ce jour : moins de 0,5 cm. Il y a aussi la plus tordue, la plus stylisée, le plus beau bouquet, la défectueuse... - 2007.06.08

Contexte : Radio-Canada/Québec : concours "Les 7 merveilles de Québec"
Courriel expédié à la Société Radio-Canada
Source iconographique : © Michel Roberge

Fier d'être colon

Oui, je suis fier d'être colon, descendant d'immigrés français originaires de Saint-Germain-le-Vasson, du diocèse de Bayeux (Normandie), venus s'établir en Nouvelle-France, au XVIIe siècle, à l'Île d'Orléans, encore debout pour résister aux héritiers du conquérant de 1759-1760. Fier de mes origines. Fier du symbole qui nous distingue en cette terre d'Amérique : la fleur de lys, symbole qui a été évacué de la fête, mais toujours omniprésent dans les rues de la Capitale, comme l'avait rêvé Champlain en 1613. Fier, mais pas assez con pour ne pas dénoncer le "Nation Building canadian" qui s'approprie les sources de mon identité pour légitimer son existence. - 2008.03.16

Contexte : Déclaration du maire de Québec traitant de colons ceux et celles qui réagissent sur la place laissée à la Gouverneure générale du Canada lors du lancement des fêtes de Quyébec à La Rochelle
Opinion publiée dans la version électronique du journal Le Soleil de Québec
Source iconographique

Pour que demain se souvienne‏

Les autorités de la ville de Québec s'apprêtent à insérer dans le socle du monument Champlain une caissette contenant des documents illustrant le caractère de la Capitale nationale du Québec en 2008. Ces documents sont destinés à nos futurs concitoyens de 2108. Parmi les documents, on retrouverait une copie du site WEB de la ville ainsi qu'une copie du magnifique film Infiniment Québec de Jean-Claude Labrecque, tous deux sur support DVD. Dans 100 ans, il y a fort à parier que la technologie de lecture de ces supports d'aujourd'hui ne sera plus disponible. Il faudrait peut-être prévoir un support analogique fiable afin qu'une partie de la mémoire léguée dans cette caissette ne se transforme en pièce archéologique non significative. - 2008.09.24

Contexte : Restauration du monument Champlain
Opinion expédiée et non publiée dans le journal Le Soleil de Québec
Source iconographique

Enfin les couleurs de la Fête‏

202 jours après le début des festivités, les vraies couleurs de la Fête de Québec 1608-2008, le bleu et le blanc, ont été pour la première fois arborées dans une activité officielle de la Société du 400e. Et c'est Sir Paul McCartney, un Britannique sympathique, sensibilisé et désormais sensible au fait français au Québec qui est venu redonner tout son sens aux festivités, sous les ovations de la foule des 250 000 spectateurs auxquels il s'est très largement adressé dans leur langue commune. Il s'agit d'une bonne leçon pour les organisateurs frileux du 400e qui ont, pour les dépolitiser, aseptisé subtilement l'ensemble des manifestations censées célébrer l'histoire de la Capitale nationale du Québec. Merci Sir Paul pour avoir brillamment démontré qu’ils ont eu tort. Après tout, les couleurs du Québec ne sont-elles pas la fierté de tous les Québécois, quelles que soient leurs origines lointaines ou récentes et leurs appartenances politiques. - 2008.07.22

Contexte : Pseudo controverse sur la venur de Paul McCartney à Québec
Opinion publiée dans la version électronique du journal Le Soleil de Québec.

Bonne fête Québec, pour la dernière fois en 2008!‏

Il y eut l’éphémère : Charles le français, Paul l’anglais et Céline, la canadienne ou la québécoise, c’est selon, le moulin et le « Woodstock en Québec » d’un 31 décembre à l’autre. Il y a le permanent : la fontaine, la promenade, le bassin, l’agora, la baie et quelques œuvres d’art. Il y aurait pu aussi y avoir le palais. En arrière plan, les millions conditionnels d’un Canada en quête d’une nouvelle histoire nationale, un site Web « canadian », parallèle au site officiel, rappelant que « la langue française est la langue fondatrice du Canada » et que la « fondation de Québec marque aussi la fondation de l'état canadien »! Une Ville de Québec, capitale nationale faut-il le rappeler, qui n’a pas eu le courage d’arborer ses couleurs : le bleu, le blanc et l’or, à tel point qu’un Sir Paul s’est trompé de drapeau pour souligner la fête. Un moulin aux images dont l’histoire de la ville s’arrêtait brusquement avec la révolution tranquille : curieusement les années 1976, 1980 et la secousse sismique qui ébranla la mosaïque canadienne en 1995 ont été effacées de notre mémoire. Mais qu’avons nous commémoré en cette année 2008 aux couleurs fuchsia, fleur d’arbrisseaux d’Amérique latine et de Nouvelle-Zélande qui ne supportent pas les gelées? De quoi nous souviendrons-nous? Qu’auront appris les nouveaux arrivants sur l’histoire de la capitale de la Nation dont ils font maintenant partie? Après 365 jours festifs, qui, parmi les politiciens québécois, dans les deux sens du mot, peut encore sincèrement se regarder dans un miroir et être convaincu d’avoir contribué à la promotion des sempiternels intérêts supérieurs du Québec? Ont-ils oublié que ces intérêts reposent sur ce que nous avons été, sur ce que nous sommes et sur ce que nous deviendrons : notre identité? - 2008.12.26

Contexte : Fin des célébrations du 400e anniversaire de la Ville de Québec
Opinion expédiée et non publiée dans le journal Le Soleil de Québec.
Source iconographique